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Liste Des 19 + MINUSTAH

Liste des 19 + MINUSTAH
Teledjol.com - Sunday August 22, 2010

C'est l'envoi d'une liste détaillée des 19 + Requête de Changement du sigle et acronyme MINUSTHA.

Envoi de deux (2) documents!

En pièces jointes et ci-dessous.

A la prochaine.

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Liste officielle des 19 candidats agréés pour l'élection présidentielle de novembre 2010 en Haïti:

01 ABELLARD Axan Delson, Professeur, Parti "Konbit Nasyonal pou Dévlopman"

02 ALEXIS Jacques-Edouard, Ex-Premier Ministre, Mobilisation pour le Progrès d'Haïti

03 ANACACIS Jean-Hector, Sénateur, Mouvement Démocratique de la Jeunesse Haïtienne

04 BAKER Charles Henry Jean-Marie, Industriel, "Respè"

05 BIJOU Josette, Docteur, Indépendant

06 BLOT Gérard Marie-Necker, Docteur, "Platfòm 16 Désanm"

07 CÉANT Jean Henry, Notaire, Parti "Renmen Ayiti"

08 CÉLESTIN Jude, Directeur CNE, Candidat Officiel du parti présidentiel, "INITE"

09 CHARLES Eric Smarcki, Citoyen, PRNH

10 CHRISTALLIN Yves, Ministre des affaires sociales, Parti "Oganizasyon Lavni" (LAVNI)

11 JEUDY Wilson, Maire de Delmas, "Fòs 2010" (Force 2010)

12 JEUNE Jean Chavannes, Pasteur, Parti "Alliance chrétienne citoyenne pour la reconstruction d'Haïti"

13 JEUNE Léon, Citoyen, Parti "Konbit Liberation Ekonomik"

14 JOSEPH Génard, Citoyen, Parti Solidarité

15 LAGUERRE Garaudy, Professeur, "Mouvman Wozo"

16 MANIGAT Myrlande Hyppolite, Constitutionnaliste, Parti Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP)

17 MARTELLY Michel, Chanteur, Parti "Repons peyizan" (Réponse des paysans)

18 NEPTUNE Yvon, Ex-Premier Ministre, Parti "Ayisyen pou Ayiti"

19 VOLTAIRE Leslie, Urbaniste, Plateforme "Ansanm Nou Fo"

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HAÏTI: LE "STA" DE MINUSTAH?

A LA POUBELLE!

La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent. Albert EINSTEIN.

Avant d'aborder le "fin fond" du sujet il semble judicieux de faire un succinct mais substantiel rappel historique (Source et bibliographie: WIKIPEDIA).

La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) est opérationnelle dans ce pays caribéen depuis 2004, et ce pour le maintien de la paix. Sa composition est civile et militaire.

Les chefs civils de la MINUSTHA depuis 2004 à nos jours ont été les suivants:

* Juan Gabriel VALDES, Chilien, d'août 2004 à mai 2006;

* Edmond MULET, Guatémaltèque, de juin 2006 à août 2007;

* Hédi ANNABI, Tunisien, de septembre 2007 à sa mort lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010;

* Edmond MULET, Guatémaltèque, renommé en remplacement de M. ANNABI le 31 mars 2010.

Les commandants militaires ont été:

* Augusto Heleno Ribeiro PEREIRA, Brésilien, de 2004 à août 2005;

* Urano Teixeira da Matta BACELLAR, Brésilien, de septembre 2005 à janvier 2006;

* Eduardo Aldunate HERMANN, Chilien, en janvier 2006 (nomination intérimaire);

* José Elito Carvalho SIQUEIRA, Brésilien, de janvier 2006 à janvier 2007;

* Carlos Alberto Dos Santos CRUZ, Brésilien, de janvier 2007 à ce jour.

La MINUSTAH est composée de personnels locaux et internationaux en uniforme, de personnel civil international, de personnel civil local et de Volontaires des Nations Unies (VNU). Elle a été créée par la résolution 1542 du Conseil de sécurité des Nations Unies le 30 avril 2004 parce que le Conseil de sécurité, après la démission et l'exil forcés de Jean-Bertrand ARISTIDE dit Titid, considérait la situation en Haïti sous Boniface ALEXANDRE comme une menace pour la paix et la sécurité dans la région.

Elle a été établie en 2004 avec une composante militaire d'un maximum de 6.700 soldats et un financement de 200 millions de dollars US, qui fait suite à une conférence des donateurs à Washington, D. C.

En février 2009, le personnel militaire (7.039 soldats) était constitué de ressortissants de: Argentine (558), Bolivie (208), Brésil (1.282), Canada (4), Chili (499), Croatie (3), Équateur (67), France (2), Guatemala (118), Jordanie (728), Népal (1.075), Paraguay (31), Pérou (209), Philippines (157), Sri Lanka (959), États-Unis (4), Uruguay (1.135).

A la même date, le contingent de personnel de police et de personnel civil (2.026 personnes) était constitué de ressortissants de: Bénin (32), Brésil (4), Burkina Faso (26), Cameroun (8), Canada (94), République centrafricaine (7), Tchad (3), Chili (15), Chine (143), Colombie (7), Côte d'Ivoire (60), RD Congo (2), Égypte (22), El Salvador (7), France (64), Grenade (3), Guinée (55), Inde (139), Italie (4), Jamaïque (5), Jordanie (312), Madagascar (2), Mali (55), Népal (168), Niger (62), Nigéria (128), Pakistan (248), Philippines (18), Roumanie (23), Fédération de Russie (10), Rwanda (14), Sénégal (131), Espagne (41), Sri Lanka (7), Togo (5), Turquie (46), États-Unis (48), Uruguay (7), Yémen (1).

Le 18 janvier 2010, suite au séisme du 12, la résolution 1908 du Conseil de sécurité de l'ONU décida d'une MINUSTAH qui comprend une composante militaire comptant jusqu'à 8.940 militaires, tous grades confondus, et une composante de police comptant jusqu'à 3.711 policiers.

Conformément au mandat qui lui a été alloué par le Conseil de sécurité de l'ONU, la MINUSTAH est soumise à concentrer l'utilisation de ses ressources sur le renforcement de la sécurité et la protection durant les périodes électorales et d'aider à la restauration et au maintien de l'état de droit, de la sécurité publique et de l'ordre public en Haïti. L'historique proprement-dit de la présence de la MINUSTAH peut se résumer en mentionnant les faits ci-après.

En 2004, des organisations indépendantes pour la protection des Droits de l'Homme ont accusé la MINUSTAH et la Police Nationale d'Haïti (PNH) de collaborer à de nombreuses atrocités contre des civils. L'ONU, après avoir à maintes reprises nié, a plus tard annoncé une simple bavure, conséquence de leur répression à l'égard de "gangs" et qu'enfin regrettait profondément toute perte de vie lors de l'opération.

Au cours de l’année 2005, faisant suite à l'événement de 2004, le lieutenant-général Augusto Heleno Ribeiro PEREIRA commandant des forces de la MINUSTAH a dû démissionner, et a été remplacé par le général Urano Teixeira da Matta BACELLAR.

Le 7 janvier 2006, BACELLAR a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel. Son remplaçant par intérim, a été le général chilien Eduardo Aldunate HERMANN et puis le 17 janvier son remplaçant permanent a été le général brésilien José Elito Carvalho de SIQUEIRA.

Le mandat de la MINUSTAH a été renouvelé en plusieurs fois, en 2006, en 2008 et en 2010.

Lors du séisme dantesque et apocalyptique de janvier 2010, le quartier général de la MINUSTAH situé à l'Hôtel Christopher a été en partie détruit et plusieurs dizaines de membres de son personnel ont été portés disparus dans cet hôtel ainsi que dans l'hôtel Montana.

Bien que la MINUSTAH soit en Haïti depuis 2004, elle continue à lutter pour le contrôle des bandes armées, des kidnappings, des lynchages, des exactions des gangs.

Le président, René PREVAL, a exprimé des sentiments ambivalents à propos de la présence de la MINUSTAH, en déclarant "si le peuple haïtien voulait que les forces de l'ONU quittent le pays, il dirait oui". Mais à l'évidence après sa présidence de deux (2) mandats! Après moi le déluge car il sait que la MINUSTHA est garante de son maintien au Pouvoir Suprême!

En avril 2008, Haïti a été confronté à une grave crise alimentaire et gouvernementale ainsi qu'à la déstabilisation suite à l'échec du Parlement à ratifier le choix d'un Premier Ministre par le Président. Il y a eu de graves émeutes et les forces de l'ONU ont tiré des balles en caoutchouc à Port-au-Prince pour contrer l'émeute.

Un certain nombre d'incidents et l'objectif de la mission de l'ONU lui-même ont donné lieu à de vives critiques de son action et l'appel à son départ. Les récriminations vont de la perte de l'indépendance d'Haïti, au maintien d'un gouvernement décrié et d'un président incompétent, à leur participation avec la PNH à des tueries de civils innocents dans des sites sensibles lors des raids contre des gangs, au développement de la prostitution notamment enfantine (un repas pour une prestation sexuelle, le réseau des Sri Lankais, …), en-dehors des phases d'opérations à simplement patrouiller avec des véhicules militaires dans les rues, jusqu'à rendre jalouse la population avec leur niveau de vie, leurs loisirs luxueux et surtout leur ambiance d'Ibiza, de Saint-Tropez et de Miami Beach dans les stations balnéaires haïtiennes.

La MINUSTAH est la seule mission militaire importante de l'Organisation des Nations Unies à avoir été envoyée dans un pays confronté à un conflit interne sans accord de paix entre les parties. Beaucoup considèrent la MINUSTAH comme une tentative des États-Unis, du Canada et de la France pour évincer d'Haïti le président populiste démocratiquement élu Jean-Bertrand ARISTIDE, pour neutraliser ses partisans de "Fanmi Lavalas", et pour garantir la stabilité du gouvernement pro-occidental de Gérard LATORTUE. Cette manipulation, totalement inappropriée de la part des États membres de l'ONU à choisir un parti en Haïti, a non seulement été dénoncée par les Occidentaux, mais aussi ressentie par la population locale.

Le 6 juillet 2005, la MINUSTAH a effectué un raid à Cité Soleil à Port-au-Prince. Son porte-parole a affirmé que le raid a ciblé une base de rebelles illégalement armés dirigée par Dread WILME. Les rapports de sources pro-Lavalas, ainsi que des journalistes comme Kevin PINA, soutiennent que le raid avait pour cible des civils et une tentative de détruire le soutien populaire en faveur de l'ancien chef d'Etat haïtien en exil, ARISTIDE. Les estimations sur le nombre de décès varient de cinq (5) à près de quatre-vingt (80), pour ceux qui considèrent que l’offensive avait pour cible des civils. Toutes les sources ne s'accordent pas pour savoir si des membres des forces de la MINUSTAH ont été tués. Les mêmes sources conviennent également que WILME a été tué lors du raid. L'incident est devenu un point focal pour les groupes qui s'opposent à l'occupation de la MINUSTAH en Haïti, et qui soutiennent le retour du président ARISTIDE. La MINUSTAH a également été accusée de permettre à la Police Nationale Haïtienne (PNH) de commettre des atrocités et des massacres contre des partisans "lavalassiens" et des citoyens haïtiens opposés à la présence de la MINUSTAH en Haïti.

"Fanmi Lavalas", le plus grand parti politique et mouvement populiste en Haïti, célébrait l’enterrement du prêtre catholique Gérard JEAN-JUSTE, le 18 juin 2005, accompagné par des milliers de pleureuses. La procession a été brutalement interrompue par des coups de feu. Des témoins rapportent que des soldats brésiliens de la mission militaire des Nations Unies ont ouvert le feu après avoir tenté d'arrêter l'un des participants en deuil. L'ONU a refusé cette accusation et affirme que la victime a été tuée par l'une des pierres lancées par la foule ou par un objet contondant. Des témoins oculaires ont rétorqué que l'ONU tente de dissimuler l'incident.

Un procès a impliqué le contingent brésilien de la force militaire de la MINUSTAH et concernait le cas de Jimmy CHARLES, un militant de base qui a été arrêté par les troupes de l'ONU en 2005, et remis à la police haïtienne. Son corps a été retrouvé quelques jours plus tard à la morgue, criblé d’impacts de balles.

Bien entendu de 2004 à 2010 il ne s'est pas passé que cela. Heureusement! Le fait fondamental est que sans la présence de la MINUSTAH la situation sécuritaire en Haïti serait pire. Il n'y a pas l'ombre d'un doute. Sans la présence de la MINUSTAH, Haïti, le pays en entier en général et la capitale en particulier, serait devenu un "coupe-gorge", une nouvelle "Cour des Miracles". Rien que pour ce fait combien important, salutaire il faut remercier chaque agent MINUSTAH pour leur présence en Haïti et surtout rendre hommage et avoir toujours en mémoire ceux et celles qui ont perdu la vie lors d'opérations sécuritaires, et surtout lors du séisme de janvier 2010.

Lors du tremblement de terre, juste après et bien longtemps après, les ressortissants d'Haïti louent selon leurs croyances (de Dieu aux "lwas" du vaudou) la présence des agents tant civils que militaires de la MINUSTAH. Ils ont permis de maintenir, de stabiliser un certain niveau de vie en Haïti. Ils ont permis le déroulement, satisfaisant, pas plus, de l'aide tant locale qu'internationale.

Et maintenant après cette calamité naturelle catastrophique il faut un changement dans les termes du mandat de la MINUSTAH, et ce conformément à la citation précitée d'Albert EINSTEIN. Le mandat de la MINUSTHA ne peut plus être simplement de stabilisation. Dans le contexte actuel ce mot est inapproprié. Il sonne faux. Il devient un hiatus.

La définition de "stabilisation" (synonymes: consolidation, protection, renforcement, …) est: "de stabiliser, de placer ou de conserver en équilibre stable; le résultat de cette action".

Lors de la création de la Mission le terme était bien choisi, approprié. Après la démission et l'exil forcés de Titid on pensait qu'Haïti allait connaître une période difficile, et qu'ainsi le pays allait se trouver au bord du gouffre, qu'il était au bord du trou, du précipice et que les battements des ailes d'un papillon en Asie risqueraient de précipiter Haïti dans le trou (Fractale, application particulière de la théorie du chaos, utilisée dans de nombreux domaines, dont l'économie, les statistiques, la politique, l'environnement, ...). Ainsi il fallait maintenir le pays dans son état, celui sous Titid; donc de stabiliser l'acquis en place. La MINUSTAH n'a pas pu, n'a pas su honorer son mandat, car petit à petit, subrepticement parfois, Haïti a glissé le long des pentes du trou pour s'en trouver au fond.

Après Titid, et surtout depuis le séisme, Haïti se trouve maintenant au fond du trou (sic). Un pléonasme s'impose: le pays ne peut pas descendre plus bas au fond du trou (sic) bien que certains essayent de creuser le fond par tous les moyens, avec tous les outils possibles, creuser un trou plus profond. Foreuses, coups de pioches, coups de pics par ci! Pelletées de terre minimes à énormes, poignées de terre par là! Ce sont les symboles de la politicaillerie. Ce sont ceux, entre autres, des candidatures d'un rappeur et d'un musicien vulgaire, expert en déhanchements obscènes ("gouyades", en créole).

Alors on se trouve au fond du trou (sic) et on maintient un mandat de "stabilisation". On stabilise le fond du trou! C'est une aberration. Pire qu'une aberration de maintenir, de stabiliser cet état! C'est une foutaise, un "non-sens"!

Stabilisation a le sens de maintenir, de consolider, de renforcer un statu quo. On agit pour que la situation n'empire pas, mais sans apport d'amélioration, de progrès, d'évolution positive de la situation.

Le pays est au fond du trou (sic) et on donne mandat et on le paye "rubis sur l'ongle" à la MINUSTAH en vue de maintenir le pays dans cet état. Maintenir dans cet état, M…! Il est enfin temps de refuser cette stabilisation, ce statu quo!

Il faut alors jeter les trois (3) lettres "STA" à la poubelle. Il faut modifier le mandat.

La MINUSTAH peut devenir: i) soit simplement MINUH, Mission des Nations Unies pour Haïti; ii) soit MINUPHA, Mission des Nations Unies pour le Progrès en Haïti; iii) soit MINUDEH, Mission des Nations Unies pour le Développement d'Haïti; iv) soit divers … (tout autre terme pourvu qu'il ait le sens de changement de la situation actuelle d'Haïti afin d'amener le pays sur la voie du progrès, du développement; "MIN NOU LAH" en créole).

Le changement de sigle et acronyme n'est pas une lubie mais est impérieux, important, fondamental, nécessaire, "sine qua non", pour que tout un chacun, agent de la feue MINUSTHA compris, oui pour que tout le monde prenne conscience du changement de mandat de la Mission. Le mandat ne peut plus être simplement de STABILISATION. Selon A. EINSTEIN, folie de continuer à utiliser MINUSTAH! "STA", à la poubelle! A la poubelle!

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